Drame d'Albitreccia : Andy jugé à Ajaccio


Rédigé par le Dimanche 11 Novembre 2012 à 12:43 | Modifié le Dimanche 11 Novembre 2012 - 21:39


Lundi, s’ouvre à Ajaccio, devant la cour d'assises des mineurs de Corse-du-Sud, le procès d’Andy 19 ans aujourd’hui, accusé d’avoir tué par balles, dans la nuit du 11 au 12 août 2009, à Albitreccia sur la rive sud, ses parents et ses deux frères, des jumeaux âgés de 10 ans. Les faits remontant à 3 ans, alors qu’Andy n’était âgé que de 16 ans, n’ont pu trouver de réelles explications, ni dans le comportement de l’accusé avant le drame, ni dans les éclaircissements que celui-ci a pu donner par la suite.


Retour sur les faits

La maison du drame. (DR)
La maison du drame. (DR)
Issu d’une famille pour le moins sans histoire, discrète et heureuse, le jeune homme est décrit comme un adolescent sans problème, d’un bon relationnel, aimant le sport et ayant de bons résultats scolaires.
Au milieu de cette dramatique nuit, vers 3h du matin l’adolescent se serait levé et s’emparant du fusil à pompe de son père, se serait rendu dans la chambre de ses parents qui dormaient, les tuant tous les deux, avant de réitérer le même geste dans la chambre de ses frères. Il aurait tenté ensuite de se taillader les veines, prenant conscience quelques instants de l’atrocité de son geste.
Puis Andy quittera la maison familiale, emportant avec lui du linge, de l’argent  et quelques objets, errant toute la journée dans le maquis, envoyant des sms, puis racontant son geste à des amis et verbalisant l’envie de se suicider.
C’est un de ses oncles qui le retrouvera la nuit suivante sur une plage, choqué, vêtu d’un short, d’un tee-shirt les pieds nus et qui le conduira à la Mairie du village où les gendarmes viendront entendre les premières révélations de cette douloureuse et atroce nuit.
 

Trois collèges d’experts psychiatriques et autant de conclusions

Aucune explication n’a pu être donnée par Andy à ce moment là, sur les raisons de son geste. Les experts psychiatriques n’ont pu tomber d’accord sur les responsabilités de l’adolescent dans ce drame. Certains ont conclu à l'abolition totale du discernement et du contrôle de ses actes, alors que d'autres assuraient que le jeune homme ne présentait aucun troubles mentaux, ni psychiques lors des faits. 
Psychiatres et psychologues se présenteront à la barre tout au long de cette première semaine d’audience, pour essayer d’éclairer le tribunal sur ces points, et afin de définir si Andy doit répondre pénalement de ses actes ? 
Les membres de sa famille, grands-parents, oncles et tantes se sont constitué partie civile, toujours choqués et dans l’incompréhension.
 



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